Ce soir-là, Léa ne voulait pas dormir. Dans son lit, elle regardait les ombres sur le mur et sentait un petit nœud dans son ventre — celui qu'elle avait chaque soir quand la lumière s'éteignait.
"Je ne peux pas dormir," murmura-t-elle à son ours en peluche, Doudou. "Il fait trop noir et je pense à trop de choses."
Mais cette nuit, quelque chose d'étrange se passa. Par la fenêtre, une étoile sembla clignoter tout spécialement pour elle. Et doucement, la voix de la nuit lui dit :
"Léa... viens dans la Forêt des Étoiles."
🌬️Respiration
Prends une grande inspiration par le nez... retiens-la doucement... et souffle par la bouche, comme si tu soufflais sur un pissenlit.Léa ferma les yeux. Et quand elle les rouvrit — dans sa tête — elle se trouvait au bord d'une forêt. Mais ce n'était pas une forêt ordinaire. Les arbres étaient grands et doux, leurs feuilles bruissaient comme des chuchotements gentils. Et partout, partout, des lucioles dansaient entre les branches, illuminant le chemin d'une lumière douce et chaude.
"N'aie pas peur," dit une petite luciole qui s'approcha de son nez. "Je m'appelle Étincelle. Je t'attendais."
Léa tendit la main et Étincelle se posa dessus, toute tiède. Le nœud dans son ventre commença à se défaire, un tout petit peu.
"Pourquoi tu m'attendais ?" demanda Léa.
"Parce que chaque enfant qui a du mal à s'endormir trouve le chemin de cette forêt," répondit Étincelle en virevoltant. "Ici, les peurs du soir deviennent de petits nuages qu'on souffle dans le ciel."
🌬️Respiration
Inspire encore une fois... lentement... et en soufflant, imagine que tu souffles ton petit nœud dans le ventre vers le haut, vers le ciel étoilé.Léa et Étincelle marchèrent sur un chemin de mousse douce. Sous ses pieds, Léa sentait comme un tapis de velours vert. Les arbres murmurait des berceuses que le vent transportait jusqu'à ses oreilles. Au loin, elle entendait un ruisseau chanter.
"Ce ruisseau," dit Étincelle, "emporte les pensées qui tournent en rond. Tu vois tes pensées, là ? Comme des petites feuilles sur l'eau ?"
Léa s'agenouilla près du ruisseau. Et oui — elle pouvait voir ses pensées flotter : l'école de demain, la dispute de cet après-midi avec son frère, la peur du noir. Une à une, les petites feuilles s'éloignaient sur l'eau, calmement, jusqu'à disparaître dans un tournant.
"Elles ne s'en vont pas pour toujours," précisa Étincelle. "Elles attendent juste à demain. Le soir, ce n'est pas le moment de les résoudre. Le soir, c'est le moment de se reposer."
🌬️Respiration
Respire doucement... ton ventre monte quand tu inspires... et descend quand tu expires. Laisse chaque expiration t'enfoncer un peu plus dans ton lit douillet.Plus loin dans la forêt, ils arrivèrent dans une clairière. Au centre, un grand arbre argenté brillait sous les étoiles. Ses racines formaient un nid parfait, tapissé de mousse et de pétales. Des centaines d'étoiles semblaient veiller tout autour.
"C'est l'Arbre des Rêves," souffla Étincelle. "Quand tu t'assoies ici, les rêves viennent te trouver tout seuls."
Léa s'allongea dans le nid de l'arbre. C'était si doux, si calme. Elle sentait la chaleur de la mousse contre ses joues, et le ciel au-dessus d'elle était tellement plein d'étoiles qu'elle ne pouvait plus compter.
"Une étoile pour maman, une pour papa, une pour mon frère même s'il est parfois agaçant, une pour Doudou..." murmura-t-elle.
🌬️Respiration
Ferme les yeux tout doucement. Sens ton corps qui devient lourd et chaud. Tes bras sont lourds... tes jambes sont lourdes... ta tête est lourde... tout est calme.Étincelle se posa sur l'épaule de Léa et dit, très doucement :
"Tu es en sécurité, Léa. La nuit veille sur toi. Les étoiles brillent pour toi. Et demain matin, tu te réveilleras reposée, prête pour une nouvelle belle journée."
Léa sourit. Le petit nœud dans son ventre avait complètement disparu. À sa place, il y avait une douceur, une chaleur, comme un câlin de l'intérieur.
Elle prit une dernière grande inspiration... et soupira longuement.
Bonne nuit, Léa. Bonne nuit.